15/07/2011 Demande Grâce Présidentielle et Recours en Révision

Publié le par Groupe Renée Leprince pour Dany Leprince

 

Le 15 juillet 2011,

 

Elise, Gérard Hemonnet

Membres fondateurs du « Groupe Renée Leprince »

72160 Connerré

 

à Monsieur Nicolas Sarkozy

Président de la République

Palais de l’Elysée

75001 Paris

 

En lettre ouverte

 

Objet : Affaire Dany Leprince :

- Demande d’introduction d’un recours en révision dans l’intérêt de la

Justice.

- Recours en grâce présidentielle.

 

Monsieur le Président,

 

Brigitte, Christian, Sandra, Audrey ont été retrouvés sauvagement massacrés le 5 septembre 1994 à Thorigné sur Dué.

Ils étaient de notre famille.

Un an après, le papa de Brigitte les a retrouvé dans une tombe juste à côté de la leur. Il s’est laissé mourir de chagrin.

Renée Leprince, mère de Dany s’est suicidée par pendaison en Juin 2007. Elle était de notre famille. Nous étions très proche d’elle et nous l’avons vu sombrer dans le désespoir, impuissants.

Elle a été la sixième victime.

 

Pensant à eux, nous sommes partagés entre une douleur qui ne se cicatrisera jamais et une honte terrible pour la Justice.

Comment voulez vous que nous puissions comprendre les contradictions aberrantes entre une Commission des Révisions qui démontre la nécessité absolue d’une révision de procès, suspend la peine d’un condamné à perpétuité et une Chambre des Révisons qui rejette tout en bloc, niant les évidences avec un cynisme effrayant ?

 

Comment expliquer le rejet du Parquet d’Angers en réponse à une demande de Monsieur l’Avocat Général Claude Mathon qui, à juste titre, réclamait la réouverture de l’action publique ?

A plus forte raison que la seule explication qu’il donne est que « la lecture du dossier ne permet pas d’incriminer une autre personne ».

Nous nous sentons humiliés, trompés, injuriés et manipulés. Parce que ce dossier, nous le connaissons, nous le possédons et si monsieur Jean-Paul Simonnot n’a rien relevé, c’est grave. Et s’il souhaite que nous lui apportions des indices et éléments sérieux qui désignent une tierce personne, nous nous tenons à sa disposition.

 

Parce que la version surréaliste qu’il a validée la voici : En trois minutes, Dany Leprince a assassiné quatre personnes avec un acharnement inouï.

Sans laisser le moindre indice, la moindre trace. Pire, il aurait été capable de laisser des empreintes qui ne lui appartiennent pas.

Monsieur le Président, vous pouvez croire à ces tristes sornettes ? Nous non.

 

Aujourd’hui, Dany Leprince est un buisson sur lequel on focalise pour dissimuler la forêt dans laquelle est enfouie la vérité.

Celle que l’on nous doit. Que l’on doit à nos victimes.

 

La révision de procès s’imposait hier et davantage ce jour. C’est pourquoi nous vous prions, Monsieur le Président, de bien vouloir instruire notre demande auprès du Garde des Sceaux, afin qu’il introduise un recours auprès de la Commission des Révisions, dans l’intérêt même de la Justice. Cela rejoint la procédure qui avait été engagée et aboutie pour Jean-Marie Devaux.

 

Pour des raisons personnelles, nous avons retiré notre soutien à notre cousin Dany Leprince, ce qui nous empêche pas de penser à présent, sans préjuger de sa culpabilité ou de son innocence, qu’après 17 ans d’incarcération, il doit être gracié.

Sa condamnation ne représente plus rien à nos yeux, sinon un acharnement judiciaire devenu indécent, qui laissera des traces sur l’image de notre Justice.

 

Pour marquer notre indignation, nous avons adhéré à l’Association : « Pour la vérité rendue aux victimes du massacre de Thorigné sur Dué » qui pourra compter sur notre volonté sans faille pour débusquer la vérité.

 

Espérant que vous considérerez nos requêtes, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en nos sentiments respectueux.

 

 

Elise & Gérard Hémonnet

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