Mémoire du 27/02/09

                      Affaire Dany Leprince

             

               Commentaires des résultats du complément

                             d’enquête connus à ce jour

 

    

 

 

                            Mémoire à l’intention

                        de Madame Martine Anzani,

               Présidente de la Commission des Révisions

 

              Ce présent rapport a été réalisé par Roland Agret

                                à l’appui de notes de synthèse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 27 février 2009.

Sur la destruction des scellés :

 

Par ordonnance du 3 juillet 2001, le Procureur de la République ordonne la destruction des scellés en garde aux Greffes du Mans.

Ils sont détruits le 7 juillet 2001 par la Société d’exploitation de la Chavinières.

 

Constatons que dans cette destruction, figure « un bouton violet » qui a été retrouvé sur les lieux du drame, proche du corps de Sandra, qui manifestement n’appartient pas aux victimes puisqu’il n’apparaît pas dans leurs descriptions vestimentaires des premiers constats. Ce bouton, qui a pu être arraché à la chemise de l’un des assassins, a été placé sous scellé mais n’a jamais été analysé ni fait l’objet de la moindre recherche.

 

- Nous savons que le 25 décembre 1997, madame Marie-France Rouxel a adressé un courrier à monsieur le Procureur pour lui relater l’appel téléphonique de Laurent Rousseau. Sans effet. Elle sera finalement entendue en 2000/01 selon elle. Sans effet non plus.

- Nous savons qu’en 1999, le couteau gravé Leprince, retrouvé par l’entreprise Divare a fait l’objet d’auditions et d’un scellé par la gendarmerie, qui aurait tout transmis au Parquet du Mans.

- Nous savons que lors de cette découverte, les époux Pernel, propriétaires de la maison de Christian Leprince, ont été convoqués à la gendarmerie qui les ont interrogés et montré le dit couteau.

 

Conséquemment, au moment même où Monsieur le Procureur Thin ordonne cette destruction en 2001, il est en possession de ces éléments nouveaux, survenus après la condamnation de Dany Leprince.

Dans une affaire aussi terrible, avec les éléments desquels il disposait, de nature à jeter un doute sérieux quant à la dite culpabilité de Dany Leprince, il se devait de prendre une élémentaire mesure de précaution : préserver les scellés.

 

Aujourd’hui, il semble que nous n’ayons plus aucune trace de ce couteau, pas davantage des auditions des Pernel, de monsieur Divare et de son employé.

Quant à l’élément Rousseau, il faudra attendre une décision de la Commission des Révisions, pour qu’il soit enfin exploité en 2006.

 

L’attitude de monsieur le Procureur Thin est extrêmement grave, dans la mesure où la Commission des Révisions se retrouve aujourd’hui privée de pièces essentielles pouvant lui permettre d’accéder à la manifestation de la vérité.

 

De la même façon, nous savons aujourd’hui que c’est lui qui est responsable de la fausse information à l’intention des médias, affirmant que « Dany Leprince a avoué les 4 crimes » par devant madame la Juge Brunetière , lors de sa première comparution. Il ne pouvait pas être sans savoir que c’était parfaitement faux et n’a rien démenti lorsque toute la presse, dès le lendemain, a fait ses grands titres sur des aveux complets, alors que Dany Leprince n’avait reconnu que « le meurtre de son frère, pas les autres », avant d’immédiatement se rétracter.

Il s’agit donc d’un déni de Justice et d’une réelle manipulation d’opinion publique, qui trouve son prolongement en page 40 du réquisitoire définitif « Dans tous les cas il est constant que Dany Leprince a reconnu avoir tué son frère, sa belle sœur et ses nièces ».

Cette logique, portant atteinte à l’éthique judiciaire et à la manifestation de la vérité, entre certainement dans le cadre de la destruction précipitée des scellés, alors que des éléments survenus devaient l’interdire.

 

Ces actes et décisions ont été et sont préjudiciables, autant aux recherches de la Commission des Révisions qu’à la défense de Dany Leprince et devraient entraîner une procédure contre l’Etat pour faute lourde et une autre par devant la Cour Européenne de Justice.

 

Investigations ordonnées par la Commission des Révisions

 

Vu la calamiteuse enquête initiale des gendarmes, nous pensions que, dans le cadre d’un complément d’enquête sur une affaire aussi grave, c’est un organisme de Police spécialisée qui serait attelé aux recherches et investigations.

Via un juge d’instruction du Mans, où madame la Juge Brunetière exerce encore, ce sera une rebelote avec la gendarmerie du Mans.

Aussi désolant que surprenant.

Pourtant, Madame la Présidente Martine Anzani, a tendu la perche, en quelque sorte, lorsque le 17 mars 2008, délivrant une commission rogatoire à propos de l’élément Kilburg, elle suggère au magistrat d’auditionner lui-même ou de subdéléguer un service de police.

 

Elément Laurent Rousseau :

 

Alors que depuis longtemps nous avions localisé Laurent Rousseau, que ce dernier avait même été interviewé par des journalistes, les gendarmes ne le retrouvent pas !

Cote 32, ils vont même aller jusqu’à Le Croisy, Morbihan, entendre un Laurent Rousseau, Chef d’établissement de la Poste , qui de toute évidence ne peut pas correspondre à la personne recherchée.

Pendant un an, ils vont traîner ainsi les pieds, donner le ton et marquer leur enthousiasme dans leur quête de vérité.

Cote 38, enquête de personnalité de Claude Bobet, présumé amant de Martine Leprince : exactement 20 lignes en incluant les nom, prénom, date de naissance et adresse.

Cote 36, le vrai Laurent Rousseau est enfin retrouvé, grâce à l’intervention du Comité Leprince et cela fait l’objet d’un PV de 10 lignes.

Toutefois, il est dit qu’il ne connaît pas Thorigné sur Dué, alors qu’entre 1970 et 1975 il y a fait un apprentissage.

- Par contre, de louables efforts ont été déployés dans toute la France militaire, pour savoir s’il était légionnaire ou non. Alors que l’on peut penser que, comme beaucoup de gens en mal de reconnaissance, il a voulu s’affubler « d’un fait d’arme ».

- Egalement pas mal de déploiements auprès de certaines entreprises, pour vérifier si Rousseau ne figurait pas sur leurs listings. Sachant qu’il faisait pas mal de petits boulots au noir, c’eût été surprenant de le retrouver sur certaines listes d’embauche.

Pour nous, la première orientation est déjà claire : démontrer que l’on a affaire à un mythomane bien halluciné pour altérer son témoignage, qui représente un élément fort du dossier.

 

On peut dire que tous ses proches ont été interrogés.

Comme une seule voix, il est décrit comme un alcoolique qui raconte n’importe quoi, qu’il ne s’intéressait pas à l’affaire Leprince et qu’il n’a jamais parlé de son coup de téléphone à madame Rouxel.

- Pourtant, cote 109 en page 2, Albert Rousseau, le père, déclare « c’est Laurent qui m’a raconté l’histoire de la dentiste à qui il avait téléphoné par erreur » puis il passe immédiatement à autre chose.

On ne lui pose pas la question sur la motivation et le contenu de cette conversation téléphonique.

- Il est établi qu’il existait bien un escalier escamotable chez ses parents accédant à un grenier mais à la question : Est-ce qu’il surnommait ses filles « la puce », personne n’en a le souvenir, sauf sa fille Marie qui, cote 95, dit que son père « surnommait sa sœur et elle ma petite puce », alors que sa sœur Amélie, cote 94, déclare qu’elle ne pense pas que son père les surnommait ainsi et que pour sa part, son surnom était « Mimi ».

- Lorsque Laurent Rousseau, après une reculade pour raison médicale, est enfin entendu, cote 86, « il n’a aucun souvenir de ce coup de téléphone » et au cours de toute son audition, il va focaliser autour de son amnésie.

C’est en fait, une quatrième version des faits qu’il donne.

1-     Celle donnée à madame Rouxel

2-     Celle donnée à Garance Lecaisne, journaliste, où d’abord il nie ce coup de téléphone.

3-     Celle donnée à Christine Corre, pour une interview à Ouest France, où il déclare « avoir tout lu dans la presse ».

4-     Et la dernière version, aucun souvenir de ce coup de téléphone.

Aucune explication plausible sur les éléments constatés sur place, qu’il a lui-même apportés .

- Sa description des lieux est parfaite d’exactitude.

L’escalier escamotable, la puce, le grenier, le velux, les chenaux, rien de cela n’a transpiré à l’instruction comme dans la presse et pourtant, tout correspond.

Le prénom de son fils Nicolas, comme tout le reste, madame Rouxel ne l’a pas inventé.

Cet élément Rousseau n’a été réellement révélé que fin 2005.

Mais comment « inventer tout cela dans le détail » ? Alors que l’on semble se fixer sur un pourquoi il aurait agi ainsi. Selon ses dires et ceux des siens, c’est clair « il a tout inventé par pure folie, pour se faire mousser ».

Ce qui ne résout en rien le problème que pose sa déclaration à Marie-France Rouxel.

 

Comment inventer un grenier, un velux, des chenaux, un escalier escamotable dans un garage, qui accède à un grenier, alors que les enquêteurs eux-mêmes n’ont rien remarqué ?

 

Les premiers enquêteurs responsables des premières investigations et rédacteurs de la cote D1, déclarent :

- Gendarme Jacky Goyer, cote 125, dit avoir vu la « Triumph » dans le garage, mais pas de l’escalier escamotable ni le grenier. Par contre, il se souvient de l’escalier en bois accédant aux combles aménagées. 

-Il stipule : « Nous avons tout regardé, tout fouillé, je ne vois pas où aurait pu se situer une telle ouverture ou une trappe pour accéder à l’étage, il aurait pu y en avoir une dans la salle de bain ou les toilettes…mais nous avons tout fouillé et rien vu de tel ».

- Cote 124, le commandant de brigade Patrick Camlann déclare, à propos de l’escalier escamotable et du grenier : « Nous avons passé plusieurs jours dans cette maison et nous aurions, me semble t-il, forcément vu quelque chose de ce genre ».

- Cote 123, le major Balay, qui a établi les croquis joints au dossier déclare : « ne pas avoir remarqué d’escalier escamotable mais avoir vu la Triumph sans se souvenir comment il était entré dans le garage », par contre il a le souvenir que la porte communicante de la cuisine était verrouillée.

- Cote 122, Daniel Monnier, commandant de la BRD du Mans, déclare ne pas avoir remarqué d’escalier escamotable mais une sorte d’escalier artisanal fait de planches, accédant à un empilage de cartons. Il se souvient être entré dans le garage, en brisant un hublot extérieur. C’est lui qui est monté dans les combles, pistolet au poing, pour vérifier si personne ne s’y cachait. Il dit avoir laissé personnellement des traces de sang dans l’escalier qui ne comportait pas  d’autres traces.

 

Remarques : Chargés d’investir tous les lieux, les moindres recoins, les premiers enquêteurs, les plus importants à nos yeux, vont rester plusieurs jours pour tout fouiller selon ce qu’ils disent. Dans le dossier initial, ils procéderont même à un inventaire du congélateur avec l’escalier escamotable au dessus de leurs têtes, sans le voir ni déceler le grenier. Pareil pour la cave extérieure.

Et si la porte d’accès entre le garage et la cuisine est verrouillée et qu’ils aient été dans l’obligation de casser un hublot de la porte extérieure pour entrer, c’est bien parce que quelqu’un a peut-être fermé ces portes de l’intérieur ! La question ne s’est même pas posée alors qu’ils possédaient un trousseau de clefs, dont aucune ne permettait d’entrer dans le garage.

 Ce qui rejoint ce qu’a dit Laurent Rousseau, « les gendarmes ne sont pas montés dans le grenier et ne m’ont pas vu ». Comment pouvait-il savoir que les enquêteurs n’avaient pas investis le grenier, faute d’avoir vu l’escalier escamotable ?

Et si les gendarmes n’ont pas vu l’immanquable sur les lieux, ils pouvaient ne pas avoir vu Rousseau s’enfuir discrètement par l’arrière de la maison, à couvert de la végétation d’ailleurs.

Dans une affaire aussi grave, aussi dramatique, lorsqu’une enquête démarre ainsi, animée d’un amateurisme flagrant, on peut s’inquiéter sur « la vérité judiciaire » qui peut en aboutir.

 

Conclusions : On peut extravaguer dans toutes les directions concernant les déclarations de Laurent Rousseau, on peut jurer qu’il est un alcoolique capable de tout inventer, d’avoir donné des horaires tout à fait fantaisistes, oui il peut délirer et inventer, sauf les éléments qu’il a révélés à madame Rouxel.

 

Elément A... K....

 

- Entendu par la Commission des Révisions, ce fonctionnaire de police retraité, confirme en tous points la lettre qu’il a adressée à la Garde des Sceaux.

Il rapporte les confidences de Yves Compain, oncle de Martine, par lesquelles il accuse sa nièce d’avoir joué un grand rôle dans la tuerie et d’avoir été protégée par son amant gendarme. Il dit aussi avoir peur de son frère Bernard, père de Martine Compain.

- Cote 139, entendu à son tour, Yves Compain confirme, ajoutant une collecte d’embrouilles familiales à propos de partages de biens et de leur mère. Il précise avoir peur de son frère et que Dany serait bien incapable de tuer un lapin.

Il dit en vouloir à A... K.... pour ses révélations et de l’avoir dénoncé à une époque où il possédait une arme factice, qu’il s’était procuré lorsqu’il était routier, pour dissuader d’éventuels agresseurs.

Il relate des menaces de la part de Martine envers Brigitte. Dans un garage du Luart, un jeune ouvrier l’aurait apostrophé en lui criant que « Christian était un salaud, qu’il lui ferait sa tête s’il le pouvait, qu’il était l’ami de Martine ». Yves Compain se serait alors rendu chez Brigitte qui, en l’absence de son époux, lui aurait confié en pleurant, avoir été menacée de mort par Martine. Il évoque une rivalité due à la jalousie conséquente de leurs situations sociales.

Curieusement, juste après ses déclarations, Yves Compain va adresser une lettre dans laquelle il va dire « avoir divagué » en disant que Martine tuait des gros cochons, qu’en fait il s’agissait de porcelets. Pourtant rien à voir avec son audition, mais peut-être un « un coup de frayeur de proximité bien suggérée ».

Il est alcoolique et semble être « le vilain petit canard » du « clan Compain » gravitant manifestement autour de Bernard qui se flatte de « sa famille très soudée », qui semble toutefois bien exclure Yves.

- Cote 140, également entendu, Bernard Compain présente son frère comme une calamité bien alcoolisée, qui accuse par vengeance. Laquelle ? Cela reste dans le flou et le tricotage familial alors que tous les problèmes de successions sont définitivement réglés. Il en veut énormément à son frère d’avoir fait ces révélations.

 

Conclusions : Même s’il est difficile de discerner le vrai du faux entre les affirmations des uns et les allégations des autres, il n’en reste pas moins vrai que les deux personnes qui n’ont pas du tout intérêt à mentir sont bien A.... K....., par son statut de fonctionnaire et Yves Compain, vivant à quelques mètres de son frère, en intimité avec d’éventuelles représailles.

Par contre, on peut imaginer les parents de Martine tout faire pour la protéger, y compris mentir.

 

ADN révélateur

 

Le 14 février 2008, l’Institut Génétique Nantes Atlantique rend compte d’une recherche ADN ordonnée par la Commission des révisions le 28 décembre 2007.

Il s’agit « d’identifications par empreintes génétiques ».

C’est ainsi que l’ADN inconnu, mêlé à celui de la petite Audrey, sur le couteau à manche jaune retrouvé dans le tiroir de Martine Compain, s’avère aujourd’hui compatible avec celui de cette dernière.

Comment ces deux ADN ont-ils pu être mêlés ?

Est-ce la pauvre petite Audrey qui a pu transporter l’ADN de sa tante ?

Cela éclaire peut-être les conditions des crimes d’une toute autre façon.

 

De la même manière que ce résultat met en évidence la grave carence d’investigations génétiques conséquentes à la destruction des pièces à conviction détruites au Mans.

 

Eléments nouveaux, inconnus par la Cour d’Assises qui ressortent du complément d’enquête produit à ce jour :

 

- S’il n’est pas une démonstration d’innocence de Dany Leprince, l’ADN compatible avec celui de Martine Compain, retrouvé sur un couteau qui a forcément été utilisé pour assassiner la petite Audrey, fédère une autre appréhension de l’affaire quant au déroulement des faits, surtout en confrontations avec les contradictions déroulées tout le long de l’instruction.

Il est évident que si cet élément avait été produit par devant la Cour d’Assises, madame Compain aurait eu à répondre à certaines questions qui auraient peut-être dirigé le procès vers une autre direction.

 

- L’élément Laurent Rousseau : que ce dernier ait aujourd’hui peur de parler est une chose compréhensible. Que les témoignages de ses proches tirent sa crédibilité vers le bas, c’est normal compte tenu des circonstances et de la gravité de ses révélations. Ils ont tous peur pour lui et ne s’en cachent pas.

Mais qu’il soit ivrogne invétéré assailli de délires ou pas, ne change rien à ses déclarations faites à madame Rouxel : Comment inventer des lieux, des événements, des éléments précis que personne ne connaît, pas même les premiers enquêteurs ?

D’ailleurs, ses versions différentes livrées à la presse et celle donnée à la Commission des révisions démontrent son inquiétude, parce qu’à notre connaissance, il n’était pas en état d’alcoolémie lorsqu’il a été interviewé et entendu officiellement.

 

Conclusions sur ces premiers travaux, dans l’essentiel :

 

- Dans leur ensemble, ils mettent une nouvelle fois en évidence les carences des investigations initiales et de l’instruction. Par exemple, nous apprenons que le sang dans l’escalier des combles ne provient certainement pas de gouttes qui tombent d’une feuille de boucher, dans la main d’un assassin qui guette, mais des chaussures d’un gendarme qui n’a remarqué aucune trace en montant.

Ces critiques n’entrent pas dans le cadre de la Révision proprement dite, mais donnent déjà une explication et un sombre constat : Comment pouvait-on rendre Justice à partir d’un tel dossier ?

 

Il est évident que la Commission des révisions va dans le sens de la recherche de la vérité, mais que la gendarmerie du Mans semble « cerner en lourdeur » ses investigations. Il est certain que la dite gendarmerie doit nourrir quelques rancoeurs à propos de cette affaire, tant elle a été mise en cause par les médias.

 

Autres investigations suggérées pour la manifestation de la vérité :

 

- Sur les scellés non détruits, au CHU de Nantes, réaliser toutes comparaisons ADN possibles, déjà sollicitées par la défense sur des personnes signalées.

- Confronter Célia avec sa mère Martine semble une nécessité, tant leurs divergences de déclarations sont énormes.

- Entendre Marion et Pauline qui n’ont jamais été entendues et qui étaient forcément présentes au moment du massacre.

- Entendre Solène et sa tante maternelle, Patricia Bru, qui a fait une déclaration très importante, qui met en évidence l’instrumentalisation de sa nièce, dont les « propos rapportés » ont pesés très lourd dans la balance de la Justice.

- Entendre les époux Pernel, premiers acheteurs de la maison des crimes, pouvant attester de l’état des lieux et de leur auditons par les gendarmes à propos du couteau retrouvé en bord de carrière.

- Retrouver ce couteau découvert dans une carrière après la condamnation de Dany Leprince, les auditions de monsieur Divare et de son employé. Autre élément incontestablement nouveau qui peut livrer une part de vérité dans le complément d’enquête. A plus forte raison qu’il s’agit d’un élément important, inconnu de la Cour d’Assises.

- Entendre le Journaliste Bernard Nicolas détenteur de nouvelles révélations, soulevées par ses récentes investigations.

 

 

                                         Roland Agret

 

 

Copies adressées à Maître Jean-Denis Bredin

                               Maître Yves Baudelot

                               Maître Claude Llorente